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La région Auvergne propose une aide à la mobilité professionnelle

Avec l’opération « New Deal de l’Auvergne » la région propose aux personnes tentées par une mobilité sur ses terres de payer leur loyer à concurrence de 500 euros par mois, pendant leur période d’essai.


Agir concrètement pour attirer de nouveaux talents et attirer davantage d’actifs tentés par la mobilité, c’est l’objectif de la région Auvergne qui lance lundi une opération inédite baptisée « New Deal de l’Auvergne ». Son originalité ? Proposer de payer leur loyer à concurrence de 500 euros par mois, pendant leur période d’essai.

Le « New Deal de l’Auvergne » est un partenariat inédit entre des entreprises qui recrutent et une région « qui agit concrètement pour attirer de nouveaux talents », explique l’agence (voir le manifeste). Le but de cette opération consiste à « faciliter la mobilité géographique des demandeurs d’emplois et de tous les actifs attirés par la qualité de vie offerte par l’Auvergne », souligne l’Agence des territoires d’Auvergne. « Elle offre aux personnes nouvellement recrutées dans la région un financement de leur logement à hauteur de 500 euros par mois, pendant leur période d’essai ».

Alors que le taux de chômage en France est au plus haut, l’agence estime qu’il y existe néanmoins des emplois dans les régions françaises, notamment en Auvergne et qu’il est donc « urgent » de faire se rencontrer l’offre et la demande. Une mission pour laquelle « les territoires ont un rôle à jouer », ajoute l’agence.

Concrétiser

L’Auvergne, sixième au palmarès des régions affichant le plus bas taux de chômage, possède de nombreux emplois qualifiés à pourvoir. Avec ce « New Deal », elle est la première région à proposer une aide à la mobilité professionnelle. Selon un récent sondage 54% des Franciliens rêvent de quitter la région parisienne pour une meilleure qualité de vie, mais ils ne concrétisent pas nécessairement leur projet par crainte de ne pas trouver de travail. « C’est pour lever ce frein que l’Auvergne propose ce dispositif gagnant-gagnant: un emploi + un logement offert = une nouvelle vie », indique encore l’agence.

SOURCE AFP


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Le ministère des Finances allemand se penche sur les réformes de la France

Selon « Die Zeit » et Reuters, le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, a suggéré aux cinq sages d’étudier un concept de réformes qui pourrait remettre la France sur le chemin de la croissance. Le président des sages dément l’existence d’une telle demande. Berlin se tait.
Wolfgang Schäuble a-t-il demandé aux sages de préparer un « concept de réformes » pour la France ? Selon Wolfgang Franz, président du comité des cinq économistes de haut rang qui conseillent le gouvernement allemand, c’est faux. « Le ministre des Finances allemand nous a demandé de préparer des propositions sur l’avenir de l’Union monétaire, mais il n’a pas été question d’une expertise particulière sur la France, affirme-t-il aux « Echos ». Ce n’est pas ma responsabilité de formuler des recommandations à la France. » Selon « Die Zeit » et Reuters, Wolfgang Schäuble a pourtant bien soufflé l’idée aux économistes de dessiner des pistes pour que la France retrouve le chemin de la croissance. Le comité, qui a remis mercredi son rapport annuel à la chancelière Angela Merkel, est indépendant. Selon une source citée par Reuters, il pourrait confier une étude à un institut français. Le ministère des Finances n’a pas souhaité faire de commentaires. « Le ministre se pose en permanence la question de savoir ce qu’on pourrait faire en Allemagne et dans la zone euro pour surmonter la crise », a toutefois précisé un porte-parole, sans démentir ni infirmer une telle demande de la part de Wolfgang Schäuble.

 

Risque de contagion

 

Le sujet est délicat pour Berlin, où se rend le Premier ministre Jean-Marc Ayrault jeudi. Dans un sens, le gouvernement veut éviter à tout prix de se poser en donneur de leçons vis-à-vis de ses partenaires, à commencer par la France. Dans l’autre, il s’inquiète d’une contagion de la crise à la deuxième économie de la zone euro et estime que celle-ci pourrait s’inspirer des réformes qui ont été faites en Allemagne dans les années 2000. La démarche ressort peut-être aussi de la politique intérieure. Le gouvernement, qui s’est fait tancé par le conseil des sages pour le relâchement supposé de ses efforts budgétaires, pourrait être tenté d’attirer leur attention sur la France.

 

Par ailleurs, le ministère des Finances est en train d’analyser les annonces faites par Jean-Marc Ayrault pour relancer la compétitivité. Selon un officiel, qui se réjouit que la France s’attaque à ce chantier, cette analyse se fait dans le dialogue avec Bercy. « L’important est que nous parlions ensemble », dit-il.

 

Une chose est sûre, le « cas » de la France devient un sujet outre-Rhin. «  Au vu des tendances à la récession dans la zone euro, le développement de la France nous cause de plus en plus de souci », écrivent les sages dans leur rapport annuel. Ils craignent que Paris ne remplisse pas son objectif de ramener le déficit en dessous de 3 % de PIB en 2013. «  Le problème le plus sérieux de la zone euro en ce moment n’est plus la Grèce, l’Espagne ou l’Italie, mais la France, car elle n’a rien entrepris pour vraiment rétablir sa compétitivité et elle est même en train d’aller dans la direction opposée, a déclaré l’un des cinq sages, Lars Feld. La France a besoin de réformes du marché du travail, c’est le pays qui travaille le moins de la zone euro ». Récemment, le quotidien populaire « Bild-Zeitung » s’est demandé si la France n’allait pas devenir «  la nouvelle Grèce ».

 

CORRESPONDANT À BERLIN

 

Thibaut Madelin,

 

CORRESPONDANT À BERLIN

 

Thibaut Madelin,

 

La première chaine antillaise